Hôtel à Saint-Germain-des-Prés pour Paris Photo : un séjour photographique sur la Rive Gauche
Catégories : Dans le quartier
Chaque automne, la photographie prend ses quartiers sur la Rive Gauche. Les galeries de la rue de Seine accrochent leurs tirages, les librairies sortent leurs livres rares, et des lieux qu’on ne pousse jamais un musée de minéralogie, une maison d’écrivain, une académie ouvrent leurs portes pour trois semaines.
C’est PhotoSaintGermain, dont la quinzième édition se tient du 5 au 28 novembre 2026 dans plus de trente lieux du quartier. L’entrée est libre partout. Et du 12 au 15 novembre, Paris Photo installe sa vingt-neuvième édition sous la verrière du Grand Palais, de l’autre côté de la Seine.
Loger au 40 rue de Lille pendant ces trois semaines, c’est avoir le festival à sa porte. L’Hôtel de Lille Saint-Germain-des-Prés quinze chambres, quatre étoiles se trouve au milieu du parcours, à sept minutes du musée d’Orsay, entre les quais de Seine et le boulevard Saint-Germain.
Pourquoi loger à Saint-Germain-des-Prés pendant la saison photo
PhotoSaintGermain n’a pas de site unique. C’est un parcours : on va d’une galerie à une librairie, d’un musée à une école d’art, et l’essentiel du plaisir tient à ce qu’on fait tout à pied, sans métro ni billet. Dormir dans le quartier change donc la nature du séjour on sort voir deux expositions avant le dîner, on y retourne le lendemain matin.
Depuis le 40 rue de Lille | Accès |
|---|---|
Musée d’Orsay | 7 min à pied |
Rue Jacob, cœur du parcours | 8 min à pied |
Académie des beaux-arts, 23 quai de Conti | 8 min à pied |
delpire & co, 13 rue de l’Abbaye | 11 min à pied |
Musée national Eugène-Delacroix | 11 min à pied |
Grand Palais (Paris Photo) | 14 min en transport, ou 23 min à pied |
Galerie VU’, 60 avenue de Saxe (15e) | 25 min en transport |
PhotoSaintGermain 2026 : un festival gratuit, dans plus de trente lieux
Du 5 au 28 novembre 2026, le festival occupe galeries, librairies, musées, écoles d’art et institutions du 6e arrondissement, avec une étape dans le 7e. L’entrée est libre dans tous les lieux du parcours — c’est ce qui en fait, pour un séjour de deux ou trois jours, le festival le plus facile à aborder de la saison.
Sa logique tient en une phrase : faire sortir la photographie des salles d’exposition pour l’installer là où l’on ne l’attend pas. On découvre une série dans une librairie de montagne, une autre dans un musée de médecine. L’édition 2026 ajoute des visites et des ateliers pour les enfants et les adolescents, sur l’histoire et la pratique de l’image.
Les expositions à ne pas manquer
Guillaume Herbaut à l’Académie des beaux-arts
L’Académie des beaux-arts, au 23 quai de Conti, à huit minutes de l’hôtel, présente « Ukraine, the trouble that remains », dans le cadre du prix Marc Ladreit de Lacharrière. Guillaume Herbaut photographie l’Ukraine depuis plus de vingt ans : c’est un travail de durée, pas de reportage, et cela se voit dans la manière dont les images se répondent d’une année à l’autre.
Park Chan-wook à la Galerie VU’
Le réalisateur coréen — « Old Boy », « Mademoiselle » — expose ses photographies. C’est l’une des surprises de l’édition, et sans doute l’exposition qui attirera le public le plus large du festival. C’est aussi la seule étape qui sorte du quartier : la Galerie VU’ se trouve au 60 avenue de Saxe, dans le 15e arrondissement, à vingt-cinq minutes en transport. À prévoir sur une demi-journée à part.
Tina Barney à la Zander Galerie
La photographe américaine a passé trente ans à photographier sa propre famille et son milieu, en grand format et à la chambre. Ses images ont l’apparence de scènes de genre et la précision d’un document social : ce sont les gestes, les distances entre les corps et les vêtements qui racontent l’essentiel.
Karen Knorr au musée national Eugène-Delacroix
Voir des photographies contemporaines dans l’ancien atelier de Delacroix, rue de Furstemberg, à onze minutes à pied, est l’un de ces décalages dont le festival a le secret. C’est aussi l’occasion de découvrir un petit musée que beaucoup de visiteurs réguliers de Paris n’ont jamais poussé.
Les librairies et les éditeurs
delpire & co, au 13 rue de l’Abbaye, à onze minutes à pied, accueille « LAST RESORT » de Rafał Milach. La Librairie des Alpes montre « Alpages » de Julien Lacroix, et la Librairie polonaise donne carte blanche aux éditions Rust Publishing. Ces trois adresses rappellent que la photographie se diffuse autant par le livre que par le mur, et l’on en ressort rarement les mains vides.
Ailleurs dans le parcours : Jean Marquis à la galerie Roger-Viollet et Marek Piasecki à la galerie Le Minotaure.
Paris Photo 2026 au Grand Palais : dates, horaires et tarifs
Du jeudi 12 au dimanche 15 novembre 2026, Paris Photo réunit au Grand Palais les galeries, les éditeurs et les collectionneurs du monde entier. Pour cette vingt-neuvième édition, la foire marque le bicentenaire de l’invention de la photographie en faisant dialoguer les procédés anciens et les pratiques les plus contemporaines.
Le parcours se répartit en cinq secteurs — Main, avec les projets de grand format de Prismes, puis Voices, Digital, Emergence et Book. Le programme Elles × Paris Photo poursuit son travail sur la place des femmes dans l’histoire du médium. Une collection invitée, présentée avec le Centre Pompidou, réunit une centaine d’œuvres d’une trentaine d’artistes, dont de nombreuses acquisitions récentes.
Paris Photo 2026 | Informations pratiques |
|---|---|
Dates | Du jeudi 12 au dimanche 15 novembre 2026 |
Horaires | 13 h – 20 h du jeudi au samedi, 13 h – 19 h le dimanche |
Lieu | Grand Palais, 3 avenue du Général Eisenhower, 75008 Paris — entrée avenue Winston-Churchill |
Accès | Métro 1 et 13 Champs-Élysées–Clemenceau, métro 9 Franklin D. Roosevelt, RER C Invalides |
Billet semaine | 36 € (jeudi ou vendredi) |
Billet week-end | 41 € (samedi ou dimanche) |
Billet soirée | 26 €, valable de 17 h à 20 h — 17 h à 19 h le dimanche |
Tarif étudiant | 26 € sur justificatif |
Moins de 12 ans | Gratuit, accompagné |
Chaque billet vaut pour une personne et une journée, et toute sortie est définitive. Mieux vaut réserver à l’avance : la foire est dense et les files d’attente du week-end sont longues.
Le meilleur plan de séjour : le festival le jour, la foire le soir
La semaine du 12 au 15 novembre est la seule où les deux événements se chevauchent. Voici comment en tirer le meilleur parti sans courir.
Le jour, le parcours PhotoSaintGermain, gratuit, à pied, au rythme des galeries et des librairies du quartier. Le soir, le billet soirée de Paris Photo à 26 € donne accès au Grand Palais de 17 h à 20 h : c’est le tarif le plus bas de la foire, et c’est aussi le moment où les allées se dégagent.
Concrètement : deux journées sur la Rive Gauche, une soirée au Grand Palais, et une dernière matinée pour les lieux du parcours qu’on avait gardés pour la fin. Deux nuits suffisent, trois sont plus confortables.
Une promenade photographique entre les quais et la rue de Seine
En novembre, la lumière rase arrive tôt et dure peu : entre quinze et dix-sept heures, les quais prennent une couleur que l’été ne donne jamais. Depuis la rue de Lille, on rejoint la Seine en trois minutes, et le pont Royal ouvre la perspective sur le Louvre.
Vers Saint-Germain-des-Prés, la rue de Seine, la rue des Beaux-Arts et la rue Jacob alignent les galeries et les devantures anciennes. On y marche lentement, parce que tout y est à hauteur d’œil : les enseignes, les cours, les reflets dans les vitrines.
Le Café de Flore et les Deux Magots ferment la boucle, pour une pause où l’on peut rester une heure sans que personne ne vous presse.
L’Hôtel de Lille : quinze chambres au cœur du parcours
L’hôtel occupe un immeuble du Carré Rive Gauche qui fut une pension de famille au XIXe siècle. Quinze chambres et suites seulement — Double Executive, Double Deluxe, Junior Suite Supérieure, Junior Club Suite et Suite Familiale — dans un registre sobre, inspiré de l’histoire artistique et littéraire du quartier. Une chambre au rez-de-chaussée, avec terrasse, est adaptée aux personnes à mobilité réduite.
La réception est ouverte 24 heures sur 24 et l’hôtel reste ouvert toute l’année. Le petit-déjeuner est servi de 7 h à 10 h 30, le room service fonctionne de 7 h à 22 h, et un brunch est proposé le week-end sur réservation. Au retour des expositions, le salon et son honesty bar prolongent la soirée. Wi-Fi gratuit et bagagerie pour le jour du départ.
Quinze chambres se remplissent vite sur la semaine de Paris Photo : c’est la période la plus tendue de l’automne sur la Rive Gauche.